Virus Zika: la souche qui affecte l’Amérique du Sud pour la première fois identifiée en Afrique

Posted by JeuneAfrique on Sunday, May 22, 2016 Under: Afrique



Alors que le Cap-Vert connaît depuis des mois une épidémie du virus Zika et qu'un premier cas suspect de microcéphalie chez un nouveau-né a été détecté en mars, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé vendredi qu'il s'agissait de la même souche de Zika que le virus qui sévit en Amérique du Sud.


« C’est la première fois que la souche de Zika responsable des épidémies liées aux désordres neurologiques et à la microcéphalie a été détectée en Afrique », a déclaré depuis Genève la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti, lors d’une conférence de presse vendredi 20 mai.

Pas de retriction de voyages recommandée

« L’OMS et ses partenaires vont apporter leur soutien aux pays africains pour intensifier la détection précoce de l’épidémie et la gestion des potentielles complications liées à Zika », a également annoncé Matshidiso Moeti, qui a fait part de sa vive préoccupation de voir la souche asiatique du virus à l’origine de l’épidémie brésilienne arriver «aux portes de l’Afrique ».

Selon l’OMS, l’arrivée du virus Zika au Cap-Vert aurait pu avoir lieu par le biais d’un voyageur en provenance d’Amérique du Sud. Pour autant, la directrice régionale, citée par Reuters, n’a pas recommandé de restrictions strictes aux voyageurs.

L'épidémie de Zika officiellement déclarée en Guadeloupe


Plus de 7 500 cas suspects au Cap-Vert 

Depuis plusieurs semaines déjà, l’OMS suivait de près l’évolution de Zika sur l’archipel, particulièrement frappé par le virus. Depuis le déclenchement de l’épidémie le 22 octobre 2015 jusqu’au dernier recensement d’avril, plus de 7 550 cas suspects de Zika ont été enregistrés dans le pays. Selon le ministère de la Santé, leur nombre a toutefois diminué par rapport au pic de novembre 2015.

À l’exception de Brava et de Santo Antao, toutes les îles de l’archipel sont désormais touchées par le virus. Quatre connaissent par ailleurs des cas de transmission locale : Fogo, Boavista, Maio et Santiago, précisait en mars le ministre cap-verdien de la Santé.

L’inquiétude était montée d’un cran en mars, quand un premier cas suspect de microcéphalie avait été détecté à Praia. Depuis, deux autres ont été signalés sur l’archipel, souligne l’organisation onusienne.

In : Afrique 



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