Plus de 60 civils ont été tués vendredi 8 juillet par des bombardements dans la ville d’Alep, dans le nord de la Syrie, et dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Cette escalade des violences est intervenue quelques heures avant l’expiration à minuit locale (23 heures à Paris) d’une trêve de 72 heures décrétée par le régime à l’occasion de la fête de l’Aïd el-Fitr marquant la fin du ramadan. Les groupes djihadistes étaient exclus de cette mesure.

Ravitaillement coupé dans les zones rebelles

Selon le directeur de l’OSDH, des tirs opérées par des rebelles sur des quartiers d’Alep contrôlés par le régime de Damas ont tué 34 civils et blessé 200 autres. L’agence de presse officielle Sana évoque de son côté 23 morts et 140 blessés « dans des tirs de roquettes de groupes terroristes ayant violé la trêve ». Six personnes ont par ailleurs péri dans des raids de l’armée de l’air sur un quartier rebelle et sur la route du Castello.

Les forces gouvernementales sont parvenues à s’emparer jeudi d’une position à un kilomètre de cette route, coupant de facto le dernier axe de ravitaillement des zones insurgées dans l’est d’Alep. Les forces du régime peuvent désormais surveiller et tirer sur toute personne ou tout véhicule empruntant cette route, alors que les 200 000 habitants de ces quartiers se retrouvent assiégés. Divisée depuis juillet 2012 entre secteurs prorégime, à l’ouest, et secteurs rebelles, à l’est, Alep est un enjeu principal du conflit en Syrie.

Contrôlée par le Front Al-Nosra

Les violences ont également touché la province d’Idlib où « au moins 22 civils ont été tués et des dizaines blessés dans des raids aériens sur Darkouche » tenue par les djihadistes du Front Al-Nosra, branche locale d’Al-Qaida, selon le directeur de l’OSDH. L’ONG n’était pas en mesure de préciser s’il s’agissait de bombardements syriens ou russes.