Le pape François a rencontré samedi plusieurs centaines d'enfants, dont un jeune nigérian dont les parents ont péri dans un naufrage, et leur a déclaré que les migrants n'étaient "pas dangereux mais en danger".

Cette rencontre intervient après la récente envolée du nombre de traversées entre la Libye et l'Italie, plus de 14.000 migrants ayant été secourus depuis lundi. Les naufrages se sont eux aussi multipliés, faisant sans doute des centaines de morts.

Lors de sa rencontre avec les enfants, le pape a serré dans ses bras le jeune Osayande, désormais hébergé par une famille italienne. François leur a ensuite montré un gilet de sauvetage orange.

"Il m'a apporté ce gilet de sauvetage et, tout en sanglotant, il m'a dit: 'mon père, j'ai échoué. Il y avait une petite fille dans la mer et je n'ai pas pu la sauver. La seule chose qu'il a pu atteindre, c'est son gilet de sauvetage'", a raconté François

"Quel était son nom ? Je n'en sais rien, une petite fille sans nom... Elle est au paradis et elle nous regarde. Fermons les yeux, pensons à elle et donnons lui un nom", a-t-il poursuivi.

L'afflux de migrants et de réfugiés en Europe a alimenté une résurgence des populismes en Europe et incité les responsables politiques à durcir les contrôles aux frontières et à limiter le nombre d'entrants autorisés à rester.

Le pape s'est de son côté régulièrement exprimé pour souligner la souffrance des migrants, notamment celle de ceux qui risquent leur vie en tentant de franchir la Méditerranée à bord de navires en piteux état.

Il s'est rendu le mois dernier sur l'île grecque de Lesbos d'où il a ramené 12 réfugiés à bord de l'avion papal.