Paralysée par un mois de mouvement social, la Guyane est sortie du conflit. A la veille de la présidentielle dans ce territoire, un accord a été signé, vendredi 21 avril, entre le collectif "Pou la Gwiyann dékolé" (Pour que la Guyane décolle), les socioprofessionnels, les élus et l'Etat. Cet accord était un préalable à la levée des barrages, dont beaucoup avaient déjà disparu dans la matinée.

Dans cet accord, signé vers 18 heures locales (23 heures à Paris), le gouvernement "acte" notamment les 2,1 milliards supplémentaires que réclamait le collectif, estimant que le plan d'urgence d'un peu plus d'un milliard d'euros validé par le gouvernement n'était pas suffisant.

"Ce n'était pas gagné"

Ericka Bareigts, la ministre des Outre-mer, a aussitôt salué la signature de cet accord dans un communiqué. "En actant la demande de mesures supplémentaires du collectif et des élus à hauteur de 2,1 milliards", l'Etat s'engage "à ce qu'elles fassent l'objet d'un examen prioritaire pour mettre en oeuvre un plan additionnel", explique-t-elle.