Comme beaucoup l'ont 
éxpecté, le président Haïtien Michel Martelly n'a pas pris en considération les recommandations de la commission d'évaluation électorale laquelle le président a mis en place par un décret, pour aider à trouver un remède à la situation politique actuelle presque désespérée.

La dite commission a été installé spécialement pour enquêter sur les allégations de fraude qui ont entachées les dernières élections présidentielles et législatives, et de faire des recommandations pour une meilleure deuxième tour.


Tout comme le président a dû annoncer au moins trois dates différentes pour la tenue des élections dans un court laps de temps; il s'est maintenant trouver dans l'embarras de ne pas accepter la recommandation de sa propre commission dont la mission était soi-disant pour rétablir la confiance de la population dans le processus.

Par arrêté présidentiel mercredi 6 janvier, Martelly officiellement convoque le peuple en ses comices pour le 2e tour présidentielle le 24 janvier. Le CEP a aussi annoncé qu'il procédera à la remise de certificats parlementaires aujourd'hui. Ce qui permettra le siégement d'un parlement pour proceder à l'invéstiture presidentielle le 7 Février prochain.

La décision de Michel Martelly à aller de l'avant avec le processus électoral avec la même CEP est très effrayant.

Dans son rapport, la Commission a clairement averti: "Le conseil électoral n'a plus la crédibilité qui lui permettra de poursuivre le processus sans le risque de plonger le pays dans une crise encore plus profonde."

La confiance de la population dans ce CEP est inéxistante, ses membres sont impliqués dans de trop nombreuses allégations de fraude graves qui jusqu'ici ont fait leurs preuves, mais ne sont pas étudiés plus approfondiment par les autorités haïtiennes, en faisant valoir que la Constitution haïtienne ne donne à personne le pouvoir de retirer un membre du Conseil électoral provisoire(CEP).

Bien que cela peut-être vrai, c'est different  pour les cas de fraude. La Cour suprême haïtienne a l'autorité légale et peut supprimer des membres qui, en fait, ont accepté des pots de vin pour obtenir des faveurs politiques. Les membres du CEP comme la fameuse Yolette Mengual, devraient faire face à une cour de justice.

Il est relativement facile de cité à comparaître toute institution bancaire afin qu'ils puissent fournir toutes les données sur les transactions financières, montrant qui et quand l'argent a été déposé dans leurs comptes. Mais, il n'y a pas de volonté de la part du gouvernement.



Ainsi, le pays continue sur la voie de l'incertitude. Le climat politique est toujours tendue, mais si tous les acteurs politiques se réunissent, ils pourraient sauver le processus et empêcher le pays de faire une tel défaut constitutionnel: L'incapacité d'avoir un nouveau président au pouvoir le 7 Février, tel que requis par la constitution.

Le conseiller électoral Ricardo Augustin, trésorier du Conseil Electoral Provisoire (CEP), a présenté hier sa démission au chef de l'état. 



D'autre part, Jude Célestin, le candidat dont les résultats présentés ont placé à la deuxième place, n'a toujours pas dit s'il participera à la deuxième ronde. Il est resté jusqu'ici silencieux. Grâce à des déclarations des membres du G8, une coalition de 8 candidats à la présidentielle, y compris Jude Célestin; on sait que l'installation d'un nouveau CEP est une de leurs revendications et conditions pour participer.