Les Haïtiens parmi les plus touchés par la crise économique et politique brésilienne

Posted by hougansydney.com on Monday, August 15, 2016 Under: Migration



Après le séisme d
évastateur de Janvier 2010, le Brésil est devenu le seul pays au monde à accueillir légalement des milliers d'immigrants haïtiens dans le cadre de ses efforts de secours dans le pays des Caraïbes dévasté. Il est estimé que 45.000 compatriotes ont trouvé refuge au Brésil suite à la catastrophe. Ce fut une situation gagnant-gagnant pour les Haïtiens en quête d'une vie meilleure après avoir tout perdu, ainsi que le gouvernement brésilien qui était à la recherche de main d'oeuvre moins chers, afin de se préparé pour les jeux olympiques qui devait avoir lieu à Rio en 2016.

La deuxième plus grande ville du Brésil, est devenue la Mecque des migrants haïtiens. Beaucoup ont trouvé l'emploi dans la construction. De nombreux Haïtiens ont été formés et ont travaillé à la construction ou remaniement de plusieurs stades et d'autres lieux qui accueilleront les Jeux Olympiques. D'autres industries au Brésil, tels que l'industrie de la viande a embauché des centaines d'haïtiens à travailler dans leurs installations, les payant en moyenne 1350 réaux ou $250 par mois.


Brésil en 2016, est un endroit complètement différent par rapport à 2010. Le géant économique sud-américaine a depuis été plongé dans une récession profonde et une crise politique, qui ont sévèrement affecté son économie. 
Le président élu, Dilma Rousseff, a été destitué de ses fonctions suite à un scandale de corruption et les investissements ont dégringolé 
à  cause de l'instabilité profonde.


Les immigrants haïtiens sont devenus l'un, sinon les groupes de personnes les plus touchés par la récession économique brésilienne. Des milliers d'Haïtiens qui étaient si heureux de venir à la terre de Pelé, ont maintenant trouvé qu'il est presqu'impossible d'y vivre. Les travaux de construction garantis ont maintenant disparu, et même des brésiliens ne peuvent trouver un emploi. Un nombre grandissant d'Haïtiens en 2015 ont aussi été victimes de crimes motivés par la haine au Brésil.    

Comme tous les migrants, les Haïtiens émigrent à la recherche de meilleures opportunités pour eux-mêmes, mais surtout pour leur famille. Gagnant 
à peine assez pour survivre, sans pouvoir envoyer quoi que ce soit à la maison, des milliers d'Haïtiens vivant légalement au Brésil ont trouvé mieux de quitter le pays, faisant le long voyage du Brésil à travers l'Amérique centrale, en route vers les États-Unis.

Nombreux ont péri au cours de leurs voyages dangereux à travers certains des endroits les plus dangereux et éloignées dans les forêts profondes du Sud et de l'Amérique centrale, tel que souligné par les récentes nouvelles internationales concernant cinq migrants haïtiens qui ont été retrouvés noyés dans le lac du Cocibolca après avoir été emporté par la puissante rivière Sapoa au Nicaragua.


Des pays comme le Panama, l'Equateur, la Colombie et le Nicaragua; itinéraires obligatoires pour les migrants, se sont trouvés dépassés par l'augmentation de personnes de passage sans documents. Pour endiguer les intérêts, les autorités ont refusé le passage et les expulse. Pas au Brésil, le pays où ils sont un résident légal, mais Haïti, leur pays d'origine, où ils doivent tout recommencer, la plupart du temps à partir de rien du tout. La semaine dernier Immigration Colombie a donné trois à dix jours pour 900 migrants haïtiens de volontairement quitter le pays, ou risque l'expulsion forcée.


Malgré les récents appels lancés par les organisations internationales des droits de l'homme pour les gouvernements des pays d'Amérique du Sud, ainsi que les Etats-Unis, pour le rendre plus facile pour les migrants d'atteindre leur destination; cependant la rareté des fonds vers les questions de migration signifie que rien s'améliorera dans un avenir proche.

In : Migration 



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