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Vendredi, lors d'une conférence de presse, Camille Junior Edouard, visiblement en colère, s'est fortement opposé à une résolution adoptée par le Sénat la semaine dernière, condamnant formellement l'arrestation et l'extradition aux États-Unis du sénateur-
élu Guy Philippe et, exigeant que Camille soit jugé pour Haute Trahison pour avoir autorisé le processus sans consulter un tribunal haïtien. M. Camille a expliqué qu'en tant que ministre de la Justice, il avait traité l'arrestation et le transfert de Philippe au système judiciaire américain, en vertu du principe de continuité de l'Etat, sans mentionner "extradition" à aucun moment.


M. Camille a souligné que depuis 2002, jusqu'à son arrivée au ministère, "81 personnes ont été arrêtées et remises aux tribunaux américains" dans le cadre d'un accord que les deux nations avaient signé ". Qu'est-ce que je devais faire? Anéantir la coopération? Qu'est-ce que je devais faire? Je devais montrer une solidarité  avec les trafiquants? Non. Au nom de l'État haïtien, j'ai agi comme les autres, et j'ai agi avec une conscience tranquille. J'ai assumé mes responsabilités en tant que ministre de la Justice et de la Sécurité publique. » A crié l'homme s'il est reconnu coupable du crime que le Sénat veut lui charger, fait face aux travaux forcés à vie en prison.


"Nous devons mettre un terme à cette hypocrisie", a insisté le ministre, appelant la société et les médias à remettre en question les intérêts et les fondements des réactions liées à cette question.

Notant que Philippe au moment de son arrestation "n'était pas couvert par le principe de l'immunité" en précisant que "cette protection accordée par la loi aux parlementaires, commence le jour où ils prennent le serment d'office."

Enfin, Camille a rappelé que des crimes tels que la traite des êtres humains et la drogue sont des infractions internationales, quel que soit le lieu ou le territoire où ils ont été commis.

Depuis l'arrestation et l'extradition vers les Etats-Unis au début du mois de janvier, du sénateur élu Guy Philippe pour le trafic international de drogue et le blanchiment d'argent, Haïti est plongé dans une crise constitutionnelle et le Sénat haïtien continue de cherché à trouver une réponse appropriée alors que la pression publique pour le retour de Guy Philipe continue de croître.