Le Club Madrid demande à l'ONU de ne pas réduire ses troupes en Haiti

Posted by Metropole Haiti on Friday, March 27, 2015 Under: Securité



Le Vice-président du Club de Madrid et ancien Président de Bolivie (2001-2002), Jorge Quiroga, a mené une mission de deux jours (11-12 mars) à New York dans le cadre du projet « Promotion du Dialogue pour la Réforme démocratique en Haïti ». 

Selon un communiqué du Club de Madrid cette mission a été financée par l'Union Européenne. Elle avait pour objectif de plaider en faveur d'un maintien au niveau actuel des forces militaires de la MINUSTAH en Haïti jusqu'à l'issue des élections de 2015. À cet effet, en amont des débats du Conseil de Sécurité du 18 mars sur le rapport du Secrétaire Général des Nations Unies consacré à Haïti, le Président Quiroga a rencontré des hauts représentants des Nations Unies, ainsi que des membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies et du Groupe des Amis d'Haïti. 

Les efforts déployés par le Club de Madrid ont été appuyés par une lettre adressée le 16 mars par son Président et ses Vice-présidents, Vaira Vike-Freiberga (ancienne Présidente de Lettonie), Jennifer Mary Shipley (ancienne Première Ministre de Nouvelle-Zélande) et Jorge Quiroga, aux responsables des Opérations de Maintien de la Paix des Nations Unies et aux représentants du Conseil de Sécurité. 

Cette lettre appelle également le Conseil de Sécurité à reconsidérer sa décision de réduire de moitié la composante militaire de la MINUSTAH. Le message souligne la nécessité « de consolider la démocratie institutionnelle, condition sine qua non pour l'appropriation nationale », précise que « veiller au bon déroulement des élections à venir revêt un caractère essentiel dans ce processus » et demande à la communauté internationale de continuer à fournir « le niveau de sécurité et de logistique le plus élevé possible aux prochaines élections haïtiennes, et donc de décaler la réduction de la MINUSTAH à l'issue du scrutin, afin de créer un environnement propice aux élections les plus complexes de ces dernières années en Haïti ». 

Bien que « le pays ait un besoin urgent de diminuer sa dépendance de l'aide internationale », le Club de Madrid estime qu'une telle réduction pourrait être de nature à « accroître les risques d'irrégularités électorales en Haïti en raison d'une diminution de la sécurité, pouvant jeter le doute sur les résultats électoraux, cause traditionnelle d'instabilité en Haïti ». La lettre rappelle également que la réduction prévue ne représente que 1% du budget total de maintien de la paix et 2.500 soldats (2% des 120.000 soldats de maintien de la paix). 

In : Securité 



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