La police a dispersée avec des gaz lacrymogènes, les travailleurs du textile demandant une augmentation des salaires

Posted by AlterPresse on Tuesday, May 23, 2017 Under: Economie


Les hommes et les femmes qui travaillent resteront mobilisés jusqu'à ce que leurs demandes soient respectées, malgré un appel du gouvernement pour reprendre les opérations au Soci
été National des Parc industriels (SONAPI).

Les manifestations qui ont paralysé les activités à SONAPI depuis le vendredi 19 mai ont continué, lundi 22 mai 2017, observe AlterPresse.

Après la manifestation du vendredi 19 mai à Port-au-Prince, plusieurs milliers d'ouvriers, ce matin, ont encore gagné les rues de la capitale, exigeant un salaire quotidien de 800 Gourdes (13 $) au lieu des 300 Gourdes (5 $) .

La manifestation a été dispersée par des agents de la Police nationale d'Haïti (PNH) avec des coups de gaz lacrymogènes.

Les travailleurs sont très malheureux et ont l'intention de maintenir leur mobilisation jusqu'à la fin.

Les agents de sécurité privés et ceux de la PNH ont été stationnés dans le parc industriel, toujours fermé, ce lundi 22 mai. Certains travailleurs ont également été remarqués dans le quartier.

Réunion d'urgence entre le gouvernement et les entreprises

Plusieurs représentants du secteur des employeurs, de la PNH et du ministère des Affaires sociales et du Travail ont participé à une réunion d'urgence le lundi 22 mai afin de trouver une solution à cette situation tendue qui a duré plus de 72 heures.

Le gouvernement demande aux travailleurs de retourner travailler à la SONAPI le mardi 23 mai 2017 suite à leurs arrêts observés depuis le vendredi 19 mai 2017.

Le porte-parole de l'Union de l'industrie textile (PLASIT), Télémaque Peter, a déclaré ne pas prendre cette réunion au sérieux.

Annonces gouvernementales

À la fin de la réunion, le ministre des Affaires sociales et du Travail, Roosevelt Bellevue, a annoncé un ensemble de dispositions pour apporter une solution à moyen terme et à long terme à cette crise.

Parmi ces mesures, fournire de la nourriture et une assistance médicale aux travailleurs.

Des pourparlers seront également lancés avec le Bureau national de l'assurance vieillesse (ONA) afin que les travailleurs qui ont contribué à l'ONA puissent recevoir des prêts.

Plus de 300 bus seront disponibles pour faciliter le transport des travailleurs, dit-il.

Seul le Conseil Supérieur des Salaires (CSS) a le droit d'ajuster le salaire. Cette entité, qui fonctionnera à partir de cette semaine, aura un délai jusqu'au 1er juin 2017 pour présenter un rapport sur la situation actuelle, dit Bellevue, qui veut un retour à la normale.

Il garantit que des dispositions sont prises au niveau de la Police nationale haïtienne pour garantir la sécurité des lieux et des travailleurs.

Tout en prétendant être ouvert au dialogue, Bellevue dit qu'il n'a pas l'intention de tolérer un «désordre» qui risque d'affecter les quelques emplois disponibles dans le secteur.

" La même chose "


Après avoir critiqué sévèrement le mouvement ouvrier dans un communiqué, le président de l'Association des industries d'Haïti (ADIH), Georges Sassine, pour sa part, a soutenu que les employeurs et les travailleurs demandent "la même chose" à Sonapi: l'amélioration des conditions de vie.

Il a dit qu'il était simplement en désaccord avec la façon dont les travailleurs ont commencé la mobilisation qui a créé la panique dans les usines.

Cette situation a obligé les fonctionnaires à fermer la SONAPI comme mesure de précaution, at-il dit.

Sassine dit qu'il n'est pas en mesure d'estimer les pertes enregistrées au cours de ces 3 jours d'arrêt de travail.

"Réclamations justes"

"Nos demandes sont correctes", a déclaré un travailleur, interviewé par AlterPresse chez SONAPI.

Elle profite pour dénoncer le comportement de la Pnh qui a, dit-elle, battu et arrêté plusieurs d'entre eux.

"Nous recevons 300 gourdes par jour, tandis que les prix des produits pétroliers ont augmenté. Si nous avions besoin de 100 gourdes pour le transport, maintenant nous avons besoin de double", se plaint-elle.

Depuis le lundi 15 mai 2017, le prix de l'essence est fixé à 224.00 gourdes (précédemment 189.00 gourdes), celui du diesel à 179.00 gourdes (anciennement 149.00 gourdes) et celui du kérosène à 173.00 gourdes (précédemment 148.00 gourdes)

In : Economie 



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