La Commission interaméricaine des droits de l'homme exhorte les autorités haïtiennes à résoudre la disparition du journaliste Vladjimir Legagneur

Posted by hougansydney.com on Friday, March 30, 2018 Under: Nationale
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Le Bureau du Rapporteur spécial pour la liberté d'expression de la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) exhorte les autorités haïtiennes à adopter les mesures nécessaires pour déterminer le lieu et la situation du journaliste Vladjimir Legagneur, disparu depuis le 14 mars. 2018 dans l'une des zones les plus dangereuses de la capitale Port-au-Prince, Haïti. En plus de protéger les droits à la vie et à l'intégrité personnelle de Legagneur, l'État doit mener une enquête approfondie sur les événements présumés qui ont conduit à la disparition.

 
Selon les informations disponibles, le photojournaliste de 30 ans a quitté sa maison le matin du 14 mars à 9 heures pour faire un reportage sur les conditions de vie à Grand Ravine, dans le quartier de Martissant, dont il est revenu. Fleurette G. Legagneur, son épouse, avait immédiatement signalé la situation à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

 

Où est le journaliste Vladjimir Legagneur? Manifestation de masse dans la capitale haïtienne mercredi, pour exiger des réponses des autorités


Journaliste indépendant depuis 2017, M. Legagneur a travaillé auparavant pour le journal Le Matin, l'agence de presse en ligne Loop Haïti, d'autres médias et pour des organisations non gouvernementales dans son pays. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a rapporté que selon l'association photojournaliste haïtienne K2D (Kolektif 2 Dimansyon), Legagneur travaillait sur un projet indépendant visant à documenter les affrontements entre la police et les gangs dans le quartier de Grand-Revaine.


Le jeudi 29 mars, les médias ont rapporté que la police haïtienne avait mené une fouille intensive dans la région et trouvé les restes d'un corps dans un terrain vacant dans la ville de Palema à Grand Ravine, où le photojournaliste Vladimir est allé. Selon un rapport de police, les agents ont récupéré les os sans le crâne qui ont été transférés à la police scientifique pour un test d'ADN afin de déterminer leur identité.

 

La police haïtienne procède à un test d'ADN sur un cadavre «sans tête» découvert lors de l'enquête sur la disparition du Photojournaliste


Auparavant, le porte-parole de la Police Nationale d'Haïti (PNH), Frantz Lerebours, a déclaré le 26 mars que les autorités n'avaient aucune trace du journaliste et craignaient une issue fatale. "Dans de tels cas, sans une demande de rançon, nous craignons une issue fatale", que "la situation est très inquiétante, mais nous ne pouvons pas nous vanter de sa mort sans avoir trouvé son corps", at-il ajouté.

 

Diverses organisations de médias et de défense de journalistes telles que l'Association nationale des médias haïtiens (ANHM), Reporters sans frontières, la Fédération internationale des journalistes (FIJ), entre autres, ont exprimé leur inquiétude quant à la lenteur de l'enquête et au silence des autorités policières et judiciaires sur les mesures prises pour retrouver le journaliste disparu depuis deux semaines.



En ce qui concerne la violence à l'encontre des journalistes, l'État a l'obligation de mener l'enquête avec la diligence requise et d'épuiser toutes les pistes logiques liées à l'exercice de l'activité journalistique; une enquête qui ne considère pas les aspects liés au contexte de la région, ainsi que l'activité professionnelle du journaliste, aura moins de possibilités d'obtenir des résultats. Le Bureau du Rapporteur spécial insiste sur la nécessité de créer des organes et des protocoles d'enquête spéciaux.


Le Principe 9 de la Déclaration de Principes sur la Liberté d'Expression de la CIDH stipule que «le meurtre, l'enlèvement, l'intimidation, la menace pour les communicateurs sociaux, ainsi que la destruction matérielle des médias, viole les droits fondamentaux de le devoir des États de prévenir et d'enquêter sur ces actes, de punir leurs auteurs et d'assurer aux victimes une réparation adéquate. "



Le Bureau du Rapporteur spécial pour la liberté d'expression est un bureau créé par la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) afin de stimuler la défense hémisphérique du droit à la liberté de pensée et d'expression, compte tenu de son rôle fondamental dans la consolidation et le développement du système démocratique.

In : Nationale 



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