Le Conseil de sécurité des Nations Unies a exprimé vendredi sa profonde déception à la suite du non-respect par Haïti du calendrier électoral, appelant le pays à retourner rapidement "à l'ordre constitutionnel".

Dans un communiqué de presse publié vendredi, le Conseil a également évoqué les défis croissants auxquels Haïti est confronté, et ajouté qu'ils ''peuvent être mieux résolus à l'aide d'une coordination étroite entre un gouvernement élu démocratiquement, la société civile haïtienne et les partenaires internationaux d'Haïti".

Réitérant sa ferme condamnation de toute tentative de déstabiliser ou de manipuler le processus électoral, le Conseil a "exhorté tous les candidats, leurs partisans, les partis politiques et les autres acteurs à renoncer à la violence ou à tout acte qui peut perturber davantage le processus électoral et la stabilité politique".

Le Conseil a en outre appelé les parties concernées à résoudre les litiges électoraux avec un engagement constructif et des mécanismes juridiques appropriés, et appelé le gouvernement haïtien à faire répondre de leurs actes les responsables des violences.

Haïti n'a pas respecté la date limite de tenue de ses élections présidentielles, qui était fixée au 24 avril, ce qui signifie que le président par intérim Jocelerme Privert ne sera pas en mesure de remettre le pouvoir à un successeur élu le 14 mai.