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Les élections, présidentielle et législatives, qui se sont tenues le 20 novembre dernier auraient été remportées, dès le premier tour, par Jovenel Moïse, le candidat choisi par l’ancien président Michel Martelly, et son parti.

Selon les médias locaux, il aurait obtenu 55% des voix. Mais ce résultat n’a pas été reconnu par trois autres candidats, qui revendiquent chacun la victoire. Plusieurs manifestations violentes ont eu lieu ces derniers jours. Des épisodes qui s’ajoutent à une situation générale chaotique. L’ile est, de plus, encore très éprouvée par le récent passage de l’Ouragan Matthew et l’épidémie de choléra générée par la détérioration des conditions sanitaires.

C’est dans ce contexte que la conférence épiscopale du pays a lancé un appel au calme ce lundi. Dans un communiqué, les évêques plaident pour la paix et la concorde entre les acteurs politiques impliqués dans le processus électoral. Ils encouragent les candidats qui ne sont pas d’accord avec les résultats, à «produire leur contestation selon le décret électoral» en vigueur, qui doit rester «une boussole».

La conférence épiscopale condamne d’ailleurs «avec rigueur» tous les actes de violence commis «contre les vies et les biens». Elle exhorte tous les acteurs du pays à «mettre le bien et l’intérêt du pays en priorité avant l’intérêt particulier».

Elle les appelle enfin à travailler ensemble, malgré les différences, «pour que la paix et la sécurité puissent, s’établir dans le pays, afin de le mettre véritablement sur la voix du développement».