Haïtienne venu à Montréal juste pour donner naissance, reçoit facture de $17.000

Posted by hougansydney.com on Wednesday, February 10, 2016 Under: Diaspora



Dix des principaux hôpitaux du Québec tentent de récupérer plus de 55 millions de dollars en montants impayés par des patients venus de l'étranger.

Parmi ceux-ci, de nombreuses femmes se tournent vers Montréal pour accoucher, dans l'espoir très souvent d'offrir un meilleur avenir à leur enfant.

C’est le cas de Bianca Dumesle, venue d'Haïti dans le but d’accoucher au Québec. Elle espère assurer un avenir à sa fille.

Elle est arrivée trois mois avant l'accouchement et a été hébergée par des amis de Montréal.

Dès qu'elle a eu des contractions, elle a été transportée en ambulance à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, où son enfant a vu le jour par césarienne.

Facture de 17 000$

Puisqu’elle n'a pas de carte d'assurance-maladie, l'hôpital lui a facturé ce que coûte un accouchement par césarienne: plus de 8000$, soit 2769$ pour chacun des trois jours de son hospitalisation.

À ce montant, il faut ajouter 3600$ (1224$ par jour) pour les trois jours d'hospitalisation de sa fille.

Cela représente près de 12 000$, auxquels s’ajoutent les honoraires des médecins. Pour une somme totale de 17 000$.

Des amis l'aident à rembourser. Elle doit faire des paiements de 700$ par mois.


500 à 600 cas par année

Dans le cadre d’un reportage diffusé en 2008, TVA révélait qu'entre 500 et 600 mères provenant de pays étrangers viennent accoucher chaque année dans des hôpitaux de la métropole.

Depuis trois ans, ce nombre atteint 389 uniquement à l'Hôpital St-Mary. Les cas proviennent majoritairement du Liban, du Maroc, de la Syrie, de la Chine et d'Haïti.

La Dre Isabelle Girard, gynécologue-obstétricienne à St-Mary, reçoit plusieurs de ces patientes : «Elles n’ont pas nécessairement confiance aux soins qu’elles vont recevoir dans leur pays ou peut-être qu’elles viennent chercher un passeport, je l’ignore.»

«Les gens qui viennent et qui n’ont pas de passeport, qui sont arrivés à la dernière minute et qui accouchent, la majorité d’entre eux ne vont pas payer», affirme la Dre Girard.

Mais lorsque la situation se complique, la facture grimpe en flèche. C’est le cas notamment pour les femmes qui se retrouvent aux soins intensifs, subissent une chirurgie d’urgence ou voient de multiples spécialistes.

Certaines retournent dans leur pays sans payer, comme le font d’ailleurs de nombreuses autres patientes qui n’ont pas nécessairement eu d’accouchement. Par exemple, à l’Hôpital St Mary, les sommes à récupérer s’élèvent à 1,4 million de dollars. À Maisonneuve-Rosemont, ce sont 3,4 millions.

Copain en Haïti

Quant à Bianca Demesle, elle veut rester au Québec. Son copain n'a pas d'argent et vit à Port-au-Prince. La jeune maman dit qu'elle n'a pas d'endroit où demeurer en Haïti. Ses parents l'ont abandonnée en bas âge.

«Je vis avec mes oncles, dit-elle, et quand ils ont su que j’étais enceinte, ils m’ont mis dehors.»

Elle craint que sa fille se retrouve dans un orphelinat. «Ça me fait mal au cœur, en plus une petite fille, donner en adoption», ajoute-t-elle, en retenant ses larmes.

Voilà pourquoi des femmes comme Bianca, venant d'autres pays, décident de venir accoucher au Québec.

In : Diaspora 



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