Haïti confronte une avalanche de candidats à la presidence

Posted by AFP on Friday, May 22, 2015 Under: Elections


Port-au-Prince (AFP) - Une crise politique de trois ans qui a retardé les élections locales et parlementaires n'a rien fait pour freiner l'enthousiasme d'Haïti pour la démocratie, à en juger par l'avalanche d'espoirs maintenant candidat à la présidence.

Prise en charge d'une nation pauvre des Caraïbes ayant encore du mal à se remettre d'un tremblement de terre dévastateur et une épidémie de choléra pourrait sembler un défi difficile, mais pas moins de 70 candidats pensent qu'ils sont à la hauteur.

Le titulaire du poste, ancien star de pop Michel Martelly, est constitutionnellement interdit de briguer un second mandat dans un pays encore marqué par la cruauté des anciens "présidents à vie" François et Jean-Claude Duvalier.

Donc, avec le champ ouvert à de nouvelles idées et de nouveaux visages, des dizaines de prétendants enregistrés auprès du Conseil électoral provisoire pour le vote d'Octobre 25, une certaine attente jusqu'à la date limite du mercredi soir de déposer une offre de dernière minute.

Mais le nombre d'arrivées tardives n'était pas un signe d'indécision ou de l'humilité - les candidats ont saisi la formalité administrative, de faire une première démonstration publique de leur soutien.

Dans une atmosphère de carnaval, les candidats sont arrivés à déposer leurs paperasse leader des foules de partisans bruyants dans les rues de Port-au-Prince, certains d'entre eux à cheval.

Plus de la moitié des 70 espoirs attendu jusqu'à mercredi pour se faire connaître et leur rival rallyes effectivement bloqué la circulation sur une des principales artères de la ville.

Haïtiens sont utilisés pour ce genre de spectacle électoral et beaucoup rient à propos de ce que les habitants appellent la «candidatitis" qui saisit leurs citoyens plus ambitieux que le jour du scrutin à tisser.

Martelly était un chanteur populaire de carnaval, mais son ascension fulgurante dans les rangs politiques au plus haut poste a inspiré plusieurs à croire qu'ils ont une chance similaire.

Il ya ceux qui grognent, cependant, que le bulletin de vote surchargé se moque de ce que devrait être un processus solennel de choisir le leader d'une nation troublée.

Thierry Mayard-Paul a servi comme ministre de l'Intérieur pour Martelly entre 2011 et 2012 et crédite son ancien patron d'avoir ouvrit les yeux des Haïtiens à leur potentiel démocratique.

Mais il se plaint aussi d'une «popularisation» du processus, avertissant: «Pourquoi pas moi '" Une personne ordinaire peut se dire, sans se rendre compte de l'importance de ce qui est en jeu. "

Mayard-Paul est l'un des 70 candidats à la recherche d'un moyen de se distinguer de la meute.

Il sera en compétition contre debutants politiques comme Clarens Renois, qui, comme beaucoup ici, a regardé frustrés que des générations de dirigeants ont échoué pour lutter contre les maux d'Haïti.

"En tant que journaliste, je l'ai vu et vécu tellement de vrais moments de désespoir,« l'ex-journaliste de l'AFP a dit l'agence.

"Vous commencez à vous demander si vous ne l'avez pas, vous-même, la vision nécessaires pour changer les choses. Mais ce n'est pas un choix facile parce que nous savons qu'Haïti est un champ de mines politique."

Beaucoup de candidats ont combattu sur ce domaine avant - un certain nombre d'anciens parlementaires et les ministres ont signé.

Riche homme d'affaire et proche allié de Martelly, Laurent Lamothe, qui a démissionné comme premier ministre en Décembre au milieu d'une opposition féroce des manifestations de rue, a fait son officielle de l'ambition présidentielle.

Son retour à la politique de première ligne a été suivie de près et est controversé - ses opposants allèguent qu'il est même pas admissibles à exécuter.

Selon la loi haïtienne, un ancien haut fonctionnaire tels que l'ex-premier ministre qui veut se présenter aux élections doit être accordé une dispense du parlement attestant qu'il ou elle n'a pas mal géré les fonds publics.

Mais en raison de la crise politique qui a conduit à sa démission, Haïti a été incapable d'organiser des élections législatives et en Janvier il n'y avait pas un organisme officiel habilité à lui approuver.

Donc, le  Conseil électoral provisoire d'Haïti, elle-même un corps contestée, devra décider combien des 70 serait-être candidats verront leurs noms imprimés sur les bulletins de vote.

La décision est attendue vers la fin de mai.



Ceux qui sont exclu perdra les 500 000 gourdes (soit environ $ 10,500) qu'ils ont versés à titre d'acompte à faire leur candidature officielle - une petite fortune en Haïti, où 70 pour cent de la population survit avec moins de 2 dollars par jour.

Et ceux qui passent le premier obstacle auront à monter une campagne nationale dans 10 comtés et imprimer suffisamment de dépliants avec une photo de candidat et le symbole du parti pour impressionner un électorat majoritairement analphabète.

Le simple coût du processus électoral est l'un des facteurs qui tente dirigeants haïtiens envers la corruption, dans un pays où le pouvoir a toujours été synonyme de richesse.

«L'argent sera toujours, malheureusement, être au cœur des élections", a déploré l'ancien sénateur Edmonde Beauzile.

"Certaines personnes veulent toujours tout acheter, même voix," at-elle dit à l'AFP.

"Pour quelqu'un comme moi, qui refuse de me réduire à de telles tactiques, la campagne sera un dur, mais il est un combat que je veux mener, pour mon pays."

- 'Pourquoi pas moi?' -

In : Elections 



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