Des milliers de personnes ont pris les rues de la capitale d'Haïti pour marquer l'anniversaire d'un coup d'Etat militaire soutenu par les USA qui a renversé son président élu il y a plus d'une décennie.

Les manifestants se sont rassemblés devant le parlement à Port-au-Prince le lundi et dénoncé l'ingérence des États-Unis qui a forcé l'ancien président Jean-Bertrand Aristide en exil en 2004 avant qu'il termine son second mandat.

Aristide a décrit son départ comme l'enlèvement et a accusé Washington d'être derrière le coup d'Etat contre son gouvernement. Il a quitté Haïti sur un avion américain accompagné par le personnel militaire des États-Unis.

Les manifestants ont également appelé à un examen indépendant du premier tour des élections présidentielles d'Octobre qui ont été gâchée par des rapports de fraude électorale.

Haïti est actuellement dirigé par le président par intérim Jocelerme Privert après que le président Michel Martelly a démissionné après cinq ans au pouvoir le mois dernier sans aucun successeur.

En vertu d'un accord qui a été atteint seulement 22 heures avant que le président avait quitté ses fonctions, le président par intérim va rester pour une durée de 120 jours.

Les élections, qui ont été reportées à deux reprises, se tiendra le 24 Avril. Un nouveau président élu doit être installé le 14 mai.

Les élections en run-off pour choisir le prochain président ont été annulés deux fois quand candidat de l'opposition Jude Celestin avait menacé de boycotter le vote, affirmant que la ronde d'Octobre 2015 a été truqué en faveur du candidat du parti au pouvoir, Jovenel Moise.

Les allégations de fraude de vote a suscité de nombreuses manifestations anti-gouvernementales dans la nation des Caraïbes au cours des derniers mois.