Aujourd'hui Haïti se réveille sans président

Posted by hougansydney.com on Sunday, February 7, 2016 Under: Crise Politique








Aujourd'hui Haïti se réveille sans président, hier soir à minuit, Michel Martelly a quitter ses fonctions en tant que président d'Haïti tout comme la constitution l'
éxige.

En retenant ses larmes, l'ancien président a vidé son bureau, remercié son personnel et a promis de prendre une pause de la vie publique pendant un certain temps afin de se concentrer sur ce qui compte le plus pour lui: sa famille et la musique.

Le Premier Ministre de facto Evans Paul reste en fonction jusqu'à ce qu'un nouveau président et un nouveau Premier ministre peuvent être choisi par le parlement. Ce nouveau gouvernement aura la tâche difficile d'organiser les élections 4 ans de retard dans pas plus de 120 jours.

En ce qui concerne le choix du président par intérim, les principaux partis politiques entreront en consultation avec les acteurs de la société civile, qui recommanderont les noms de ceux qui ont les compétences pour servir en tant que Pr
ésident.


Bien que certains réalisation ont eu lieu, comme la construction de quelques écoles et infrastructures publique, l'ancien président laisse derrière lui un héritage mitigé assombri par une crise électorale qui a déraillé la stabilité sociale d'Haïti, depuis le premier tour des élections législatives et présidentielles.  Le bilan de la fin du termes de Michel Martelly est triste et amer. La gourdes est une monnaie de peau. 1$= 62 Gourdes; le prix des denrées alimentaires et autres produits de base ont déstabilisé les ménages, la dette extérieure d'Haïti est monté en flèche. 3 milliards de dollars.

Début de la crise

L'ancien président Michel Martelly,  n'avait pas pu parvenir à un accord avec les sénateurs qui formaient le bloc de l'opposition afin d'organiser les élections, malgré tout le consensus réalisé par le président, comme la démission du Premier ministre Laurent Lamothe, l'extension du mandat du Sénat au delà de sa date d'expiration, à la nomination de Paul Evans, le chef de l'opposition modérée et la démission du juge et president du CSPJ Arnel Bélizaire, tous, dans les efforts pour éviter l'aggravation de la crise. 



Les termes du parlement ont expirés avant qu'un accord pouvait etre conclu, laissant le président de gouverner Haïti par décret.  Après la dissolution du Parlement, Michel Martelly a publié un décret pour les organisations des élections en retard.

Après trois ans de sondages retardés et frémissante troubles politiques, la machinerie électorale rouillée d'Haïti avait 
été enfin mise en marche.

Mais beaucoup ont été laissés grandement déçu après le premier tour des élections législatives qui ont eu lieu le dimanche 9 Août, compte tenu du taux élevé d'irrégularités observées et les violences qui ont entaché le déroulement des opérations de vote.

Mais, en vertu de l'avis de la communauté internationale et de son entourage, le président est allé de l'avant avec les élections, en disant que le niveau des irrégularités n'avaient pas perturbés l'ensemble du processus.


Immédiatement après la publication des résultats du premier tour des élections présidentielles qui ont eu lieu le 25 Octobre, des protestations massives contre les resultats prenaient de l'ampleur a travers le pays. Les manifestants ont déclarés qu'une fraude massive a eu lieu en faveur du candidat choisit par Michel Martelly pour lui remplacer, Jovenel Moise.

Ils ont appelé à une commission indépendante pour enquêter sur les allégations de fraude qui ont été dénoncées par les observateurs locaux et internationaux ainsi que les organisations des droits de l'homme.  

Mais sous la pression de la communauté internationale, le président a d'abord refusé la demande de mettre en place une commission indépendante, jusqu'à ce qu'il réalisa que les protestations massives et la violence augmentaient. De plus, le candidat dont les résultat ont montrés est arrive en deuxième position, Jude Celestin a dit qu'il n'allait pas participer à cette "farce électorale",  laissant la deuxième tour avec un seul candidat.

Pendant ce temps, un scandale de corruption secouait les médias haïtiens, déstabilisant davantage le processus. Les membres du CEP et les juges du Tribunal électoral ont été accusés d'avoir accepté des pots de vins en échange de décision favorable. Les reçus bancaires entre autres éléments de preuve ont été présentés au grand public.

Après le scandale de corruption, le président a finalement accepté de mettre en place une commission d'évaluation pour enquêter sur les fraudes présumées. Mais lorsque la commission est sorti avec un rapport montrant que les activités frauduleuses répandues ont en effet occurés, le président refusa de mettre en œuvre les recommandation de sa propre commission. Recommandations telles que la suppression des membres du CEP accusés de corruption.   

Après le report des élections pour la troisième fois, il 
était devenu plus clair que jamais que les élections ne se produiraient pas.

Cependant, le président confiant de lui même continuait d'insister jusqu'à ce que la manifestation la plus violente secoua Port-au-Prince, cinq jours seulement avant la date annoncée pour le second tour de la présidentielle.

Finalement le chef du CEP a décidé de les report
ées sine die. À ce stade, la majorité du corps électoral de 9 membres avait démissionné.

LIRE AUSSI: Michel Martelly convoqua l'OEA en urgence.

L'OEA approuve la demande du pr
ésident d'envoyer une mission de médiation en urgence.

In : Crise Politique 



a
eXTReMe Tracker