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Trois ressortissants haïtiens ont poursuivi en justice aujourd'hui Jean Morose Viliena, ancien maire de la ville de Les Irois, dans le nord-ouest d'Haïti, qui vit actuellement aux États-Unis et travaille comme un chauffeur de bus d'
école, il est accusé de torture et d'exécutions extrajudiciaires, entre autres.

Les trois Haïtiens ont intenté une poursuite devant le tribunal civil du District Est du Massachusetts, c'est-à-dire afin d'obtenir réparation des dommages subis et non de la poursuite de Viliena, qui ne peut répondre aux États-Unis pour certains actes qu'il a commis En Haïti.

Dans leur procès, les trois hommes dénoncent la «torture brutale, la mort et la persécution des médias et des défenseurs des droits de l'homme» dans la ville haïtienne des Irois entre 2007 et 2009, Poste qu'il occupait depuis 2006.

Lorsqu'il était maire, l'accusé a "personnellement" dirigé un groupe armé voué à attaquer ses détracteurs dans Les Irois et censé avoir l'appui de son parti, le MODEREH, composé de ceux qui sympathisaient avec l'ancien président Jean-Bertrand Aristide.

Les trois plaignants ont appuyé le parti d'opposition et sont identifiés dans le procès comme David Boniface, professeur et militant des droits de l'homme; Nissage Martyr, qui a loué une partie de sa maison pour la création d'une radio communautaire; Et Juders Ysemé, un jeune homme qui a participé à cette radio.

Selon les demandeurs, le conflit a commencé en juillet 2007, lorsque Boniface a poursuivi le maire pour l'assaut d'un voisin.

Cette même nuit, accompagné des hommes de sa milice, Viliena arriva à la maison de Boniface et, ne le trouvant pas là parce qu'il était allé à l'église, il attaqua son frère cadet, 23, appelé Eclesiastès Boniface et tua un des hommes.

"Alors que le corps d'Eclesiaste était couché sur le sol, un des associés de Viliena lui a brisé la tête avec un gros rocher", décrit le procès.

Viliena n'a pas été jugé pour cet homicide en Haïti et aussi pour l'offensive qu'il a entrepris en avril 2008 contre la radio communautaire formée un mois plus tôt dans la maison des martyrs.

Plus précisément, un après-midi d'avril 2008, Viliena a fait irruption dans une radio communautaire accompagnée de trente hommes armés de pistolets, de machettes, de pioches et de marteaux dans le but d'assaillir les journalistes et de fermer les petits moyens de communication.

Les hommes ont battu Martyr et Ysemé, ont été abattus quand ils ont essayé de s'échapper, et à la suite de l'attaque, Martyr a dû amputer le pied, alors qu'Ysemé était rendu aveugle.

Un autre des actes de répression que la demande reprend est un incendie, prétendument causé par Viliena et ses hommes et qui s'est terminé avec 36 maisons brulées à Les Irois, y compris les maisons des demandeurs.

"Nous voulons pouvoir parler librement, sans crainte que les hommes du maire ne tirent sur nos proches ou brûlent nos maisons", a déclaré Martyr dans un communiqué du Centre pour la justice et la responsabilité (CJA).

Cette organisation, basée à San Francisco, en Californie, a aidé les demandeurs a déposer la plainte.